CROA de la mini sortie du 03/01/26
Le contexte
Quelle idée de sortir au moment de la pleine lune et par des températures négatives!
Tout est parti d’un post sur un groupe du club photo de Bourgoin, parlant de la pleine Lune du Loup, de la conjonction Lune/Jupiter et de la pluie d’étoiles filantes.
En vieux sage, je leur réponds que cela n’a pas vraiment d’intérêt. La pleine Lune du Loup, c’est juste une pleine Lune ; quant à la conjonction, les deux astres ne sont pas si proches ; photographiquement, cela n’a pas grand intérêt, et la pleine Lune est le pire moment pour observer une pluie d’étoiles filantes. Et puis je me suis demandé si, plus que vieux sage, je n’étais pas un vieux c…
Le ciel est enfin limpide. Cela fait plusieurs soirs que j’admire le rapprochement Lune/Jupiter. La Lune n’est pas un problème pour admirer Jupiter ou Saturne, encore présente… Bref, pourquoi ne pas envisager une courte sortie, surtout que ce n’est pas comme si les occasions étaient pléthores ces derniers temps, voire ces dernières années.
Les participants
Malgré le froid, je me motive donc et le propose aux membres du club. Seul Jean-Paul répond à l’appel ; deux membres du photo-club de Bourgoin seront également présents.
Le lieu
Nous nous retrouvons donc à la croix Bénédict, sur la commune de Saint-Georges-d’Espéranche. Le site est fidèle à sa réputation : ce n’est pas le meilleur ciel (mais avec la pleine Lune, cela ne dérange pas) et surtout il y souffle un bon courant d’air, qui vient renforcer la sensation de froid.
Le matériel
- Jean-Paul : longue-vue SvBony SV406P 80/430 (ED simple, pas APO) avec un zoom 20–60×
- Laurent : Dobson Explore Scientific 300/1500, jumelles Celestron SkyMaster 10×70
La mise en place n’a pas été optimale.
Côté Dobson, le porte-oculaire tournait dans le vide : il était trop rentré et la crémaillère avait dépassé les dents des roues de mise au point. Ensuite, je réalise que je n’ai toujours pas changé la pile de mon laser de collimation… On a d’abord tenté d’observer sans collimater, mais l’image était vraiment floue. Ouf ! J’ai fini par trouver une pile bouton au fond de ma caisse à outils.
Côté Jean-Paul, la recherche d’objets a été compliquée et il se pose la question de fabriquer un porte-viseur. Mais cela est rendu difficile par la forme conique du corps de la lunette.
Les observations
Jupiter : au 12 mm (×125), puis au 7,5 mm (×200). Les quatre principales lunes de Jupiter étaient clairement observables, toutes alignées du même côté de la planète. Les bandes et leur couleur étaient aussi bien visibles.
M57, nébuleuse de l’Anneau : cherchée mais non trouvée. Je voulais montrer une nébuleuse planétaire et j’ai voulu relever un défi. De la Lyre, seule Véga était vraiment visible. Les deux étoiles repères (Sheliak et Sulafat) étaient quasi invisibles et, étant donné la facilité des cibles initialement prévues, je n’avais pas pris la peine de régler parfaitement mon viseur.
Saturne : bien visible et bien haute.
Lune : observée au 24 mm puis au 12 mm, avec filtre gris neutre réglé au maximum tellement elle brillait.
M45, les Pléiades : observées aux jumelles. À l’œil nu, cet amas semblait bien pâlichon en ce soir de pleine Lune, mais les jumelles lui ont donné un bon coup de contraste, les rendant agréables à regarder. En revanche, elles ont été observées sans trépied, donc pas facile pour les invités de les trouver.
M42, la nébuleuse d’Orion : cette nébuleuse est toujours aussi impressionnante. Bien que la Lune ne soit pas très loin et qu’elle ait éteint beaucoup d’étoiles, cette nébuleuse reste discernable à l’œil nu. Observée sans, puis avec filtre OIII au 20 mm, ce ne fut bien sûr pas le soir où elle était la plus belle, mais c’est toujours un réel plaisir de l’admirer.
Les constellations : rapide état des lieux de celles visibles en entier ou partiellement : Cassiopée, Andromède, Pégase, Orion, la Grande Ourse, le Cygne (à qui il manquait le bec), le Triangle d’été…
Conclusion
Les absents ont-ils eu tort ou raison ? La question se pose encore. Au moins, on aura fait une sortie en 2026. Les deux membres du photo-club ont été ravis de leur initiation et, de notre côté, on a pu observer des cibles ultra-classiques, mais dont il est difficile de se lasser.
Post-scriptum
La présence de deux néophytes et l’absence de certaines personnes ont donné l’occasion d’utiliser le laser sans retenue, au point qu’il a fini… complètement déchargé.
